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	<title>Engagements socialistes</title>
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		<title>Et si nous inventions le devoir d&#8217;espérance ?</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Feb 2011 08:44:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Socialisme et Libertés]]></category>

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		<description><![CDATA[La peur de l’autre, la crainte de l’islamisation du monde deviennent ainsi le prétexte insoutenable à la défense du statu quo. S’il existe effectivement des inquiétudes légitimes quant à l’avenir, ou plutôt quant au devenir des régimes qui s’effondrent aujourd'hui sous les yeux du monde, il n'est pas acceptable de faire prévaloir la peur sur l'espoir.

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Romain Cujives</em></p>
<p>L&#8217;alliance des conservatismes est en marche.</p>
<p>Éditorialistes, spécialistes des relations internationales, politiques, leur pacte est scellé, le mot d&#8217;ordre est donné : méfions-nous des révolutions dans le monde arabe.</p>
<p>Qu’elle est laide, qu’elle est coupable cette musique de la prudence, de la retenue, de l’inaction.</p>
<p>L’islamophobie, de moins en moins rampante, le traumatisme de l’expérience démocratique en Algérie, ajoutés aux doutes existentiels de l’Occident forment le terreau fertile à la propagation d’une théorie du moindre mal.</p>
<p>Un dictateur restreignant les libertés, bafouant les valeurs inscrites sur le frontispice de nos 36000 communes, vaudrait finalement mieux qu’un peuple libre présidant seul à la construction de son destin.</p>
<p>La peur de l’autre, la crainte de l’islamisation du monde deviennent ainsi le prétexte insoutenable à la défense du <em>statu quo</em>. S’il existe effectivement des inquiétudes légitimes quant à l’avenir, ou plutôt quant au devenir des régimes qui s’effondrent aujourd&#8217;hui sous les yeux du monde, il n&#8217;est pas acceptable de faire prévaloir la peur sur l&#8217;espoir.</p>
<p> Qu’il est confortable pour les observateurs internationaux, bien installés dans leurs démocraties parfois séculaires, de promouvoir la prudence.</p>
<p>Le monde arabe, et plus largement les pays du Sud, n’auraient-ils pas droit eux-aussi à la démocratie sans que pour autant l’Occident ne souffre d’insomnie ? Serions-nous seuls capables, nous, occidentaux, de choisir des dirigeants responsables et dignes de confiance ?</p>
<p> La chose la plus paradoxale dans les temps actuels est peut-être que ce sont les mêmes qui, hier, proclamaient la supériorité des régimes des pays du Nord et qui, aujourd’hui, voudraient empêcher ou ralentir la démocratisation en marche.</p>
<p> Dans ces révolutions que personne n’avait prévues, la responsabilité des démocraties est pourtant immense. Il conviendrait qu’elles prennent sans plus tarder le train de l’histoire qui s&#8217;écrit.</p>
<p> On ne peut, on ne doit pas gouverner les peuples par l&#8217;évocation des dangers du monde. Ces mécanismes trop souvent utilisés n&#8217;insufflent aucune lueur d&#8217;espoir en direction des jeunesses du monde. En véhiculant la peur, nul ne doute que le pessimisme et le repli sur soi deviendront la règle commune, celle qui bâtira les relations internationales du XXI<sup>ème</sup> siècle.</p>
<p>C&#8217;est un choix de civilisation qui s&#8217;offre en réalité à nous, une vision de l&#8217;existence qui transcendera demain les clivages que nous connaissons actuellement. A nous de choisir le paradigme nouveau que l&#8217;on souhaite voir émerger au sein de ce qui deviendra, sans doute, la société civile mondiale. </p>
<p>Sans sourciller, les démocraties devraient réaffirmer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et, sans ingérence, accompagner ces révolutions.</p>
<p>Former des élites, promouvoir le pluralisme politique, aider à l’émergence de corps intermédiaires, voilà le rôle auquel nous devrions nous atteler.</p>
<p>Et si, dépassant le devoir d&#8217;ingérence, nous inventions le devoir d’espérance ?</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Etranger à vos critères de mérite, je suis disposé, Monsieur le Président, à vous rendre ma nationalité</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Aug 2010 08:25:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A vif]]></category>
		<category><![CDATA[Actu]]></category>

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		<description><![CDATA[Si je devais demain lancer un pavé sur les forces de l’ordre au cours d’une manifestation, ma culture catholique et européenne me permettra-t-elle d’éviter ce retrait ou serais je soumis aux mêmes stigmates qu’un Français d’origine algérienne de culture musulmane ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Guillaume BLANC ALVAREZ, Franco-espagnol de naissance</em></p>
<p> Monsieur le Président, Cher compatriote,</p>
<p> Né à Paris de père Français et de mère Espagnole, je dispose comme nombre de mes compatriotes d’une double nationalité et d’une double origine.</p>
<p> C’est au titre de cette double nationalité que je m’adresse aujourd’hui à vous pour vous demander le sens de votre expression prononcée lors de votre discours du 30 juillet dernier à Grenoble : « Etre Français, cela se mérite ».</p>
<p> Depuis ce moment, je recherche activement quels sont les critères du mérite qui permettent de vivre sur notre sol, d’y avoir des droits et des devoirs.</p>
<p> Être condamné pour injure racial est-il un critère du mérite ?</p>
<p> Organiser la fraude fiscale tout en cherchant la meilleure niche du bouclier fiscal permettant d’échapper aux charges communes des Français sont-ils de ces critères ?</p>
<p> Participer à la délation comme moyen de preuve judiciaire permet-il de gagner ses galons de Français honorable ?</p>
<p> En revanche, fuir la guerre et l’oppression en Afghanistan et chercher refuge au pays des libertés a t-il pour seul mérite et considération un billet simple de retour en charter ?</p>
<p> Considérez-vous que du fait de sa naissance, un Rom mérite d’être discriminé et pourchassé en Roumanie et Bulgarie et expulsé de France et d’Italie ?</p>
<p> La France a toujours été un pays d’accueil de populations qui ont fuit l’oppression et les discriminations, tels mes compatriotes espagnols trouvant en France refuge contre le franquisme. Telle votre famille fuyant le bolchevisme en 1944 lorsqu’elle a quitté la Hongrie.</p>
<p> Le 11 juillet dernier, comme nombre de Français d’origine espagnole, j’ai fêté la victoire de l’équipe d’Espagne au Mondial de football comme je l’avais fait en 1998 pour la France. Arborant dans les rues de France les couleurs de l’Espagne, je n’ai entendu aucun membre de votre majorité expliquer que j’étais un mauvais Français comme cela est le cas lorsque les Français d’origine algérienne fêtent la victoire de l’équipe d’Algérie. Une Ola vaut-elle mieux qu’un Youyou ?</p>
<p> Permettez- moi alors de vous poser une dernière question : vous avez annoncé vouloir retirer leur nationalité aux Français d’origine étrangère qui s’en prendraient à l’autorité républicaine.</p>
<p> Si je devais demain lancer un pavé sur les forces de l’ordre au cours d’une manifestation, ma culture catholique et européenne me permettra-t-elle d’éviter ce retrait ou serais je soumis aux mêmes stigmates qu’un Français d’origine algérienne de culture musulmane ?</p>
<p> Aussi, m’interrogeant sur le sens de ma nationalité d’un pays mis à l’index par l’ONU, je vous demande solennellement, Monsieur le Président, d’étudier les mérites que j’ai d’être Français au regard de vos critères empreints de discriminations.</p>
<p> Pour ma part, comme lorsque Beaumarchais dénonçait les privilèges des nobles, je pense que je n’ai qu’un mérite, celui de m’être donné la peine de naître.</p>
<p> Si par bonheur je devais ne pas répondre à vos critères et que vous considériez que je ne mérite pas ma nationalité, je serais disposé, Monsieur le Président, à vous la rendre.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>De la faillite personnelle à la crise systémique</title>
		<link>http://engagements-socialistes.fr/2010/08/de-la-faillite-personnelle-a-la-crise-systemique/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 15:23:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Socialisme et Libertés]]></category>

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		<description><![CDATA[L’explosion des affaires touchant les membres du gouvernement, ces dernières semaines, révèle une « crise systémique », comme on a pu dire pour expliquer que la faillite d’une banque était en fait la faillite de tout un système.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Serge Bossini</em></p>
<p>L’explosion des affaires touchant les membres du gouvernement, ces dernières semaines, révèle une « crise systémique », comme on a pu dire pour expliquer que la faillite d’une banque était en fait la faillite de tout un système.</p>
<p>Dès lors, c’est logiquement au système lui-même qu’il faut toucher si l’on veut progresser un peu durablement. Au système Sarkozy, c’est-à-dire au lien entre le pouvoir exécutif et les puissances de l’argent. Mais comme pour les bonus des traders, le gouvernement fait un rappel formel à « la morale », met à l’index quelques lampistes, sans rien changer au fond : ni à ses politiques publiques, ni à ses pratiques de gouvernement.</p>
<p>La réforme des retraites présentée par le gouvernement, qu’elle soit portée par Woerth, Darcos, Fillon ou qui que ce soit d’autre, restera toujours aussi injuste et inefficace. Ce qu’on attend, ce sont des réorientations de fond, pas du bricolage médiatique.</p>
<p>Le rapport au droit de ce gouvernement est plus que « décomplexé », il est infantile. Comme l’explique Alain Supiot, ils confondent le <em>rule of law</em> (le régime démocratique dans lequel le Droit régit les rapports sociaux) et le <em>rule by law</em> (il suffit d’édicter la loi adéquate pour faire ce qu’on veut). C’est le règne de l’enfant-roi.</p>
<p>Face aux mises en cause dont ils sont l’objet, nos ministres font plus de procédure que de politique. Mais le plus effarant vient du nombre de censures constitutionnelles qui ont frappé les textes produits par le gouvernement depuis 2007 : rétroactivité des déductions fiscales des intérêts d’emprunt (août 2007), immigration et tests adn (novembre 2007), rétention de sûreté (février 2008), redécoupage électoral (janvier 2009), Loi Boutin (mars 2009), hadopi (juin 2009), travail dominical à Paris (août 2009), taxe carbone (décembre 2009), violence de groupes (février 2010), dégel des pensions militaires (mai 2010)…</p>
<p>Tout cela est très préoccupant. Même si, finalement, c’est affreusement cohérent. Le préambule de la Constitution gêne Nicolas Sarkozy, parce qu’il est la trace vivante de l’esprit du cnr de 1944. Il a cherché à le modifier avec la commission Veil, qui a heureusement refusé d’y toucher. Mais respecter – certes à peu près, et à contrecœur – la lettre de la Constitution ne suffit pas pour faire vivre notre démocratie sociale.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>De la relance au grand emprunt national…</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 15:19:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Socialisme, propriété et marché]]></category>

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		<description><![CDATA[Sans avancer le moindre centime d’euro, sans la moindre procédure explicite, le relance bis permet au gouvernement de jouer encore médiatiquement avec les milliards qu’il n’a plus depuis longtemps. Elle offrira au président sortant, juste avant les élections présidentielles, des opérations de « labellisation » à tour de bras, et une moisson de photographies. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <em>Par Serge Bossini</em></p>
<p> Le plan de relance « du gouvernement », piloté par le ministre Devedjian, nous avait réchauffé, l’année passée, la recette du pâté à l’alouette. Les chiffres donnés récemment à la presse, qui les a d’ailleurs peu relevés, confirment les proportions initiales : ils font état de 3,8 milliards d’engagements de l’État et de 45 milliards de la part des collectivités territoriales… plus de dix fois plus.</p>
<p>En outre, les fameux engagements de l’État consistent essentiellement en « l’entretien préventif  des chaussées » ou au déblocage de crédits mille fois promis pour l’entretien du patrimoine historique, crédits nécessaires et bienvenus, mais assez loin de ce qu’on peut attendre d’une relance keynésienne…</p>
<p>Dommage pour le ministre Devedjian : dans le bricolage de son gouvernement, un clou chasse l’autre. C’est ainsi qu’une « relance bis » est en train d’être concoctée, derrière l’alibi des travaux Juppé-Rocard, dans la marmite du fameux « grand emprunt national ».</p>
<p>Confiée au président d’honneur de l’ordre des experts-comptables, René Ricol, cette nouvelle démarche est une véritable martingale. Sans avancer le moindre centime d’euro, sans la moindre procédure explicite, elle permet au gouvernement de jouer encore médiatiquement avec les milliards qu’il n’a plus depuis longtemps. Elle offrira au président sortant, juste avant les élections présidentielles, des opérations de « labellisation » à tour de bras, et une moisson de photographies avec des projets tous plus « d’excellence » les uns que les autres. Projets d’excellence, certes… mais non financés.</p>
<p>Car c’est le grand tour de force de cette nouvelle recette. Quand bien même les appels à projet aboutiraient, nous sommes déjà prévenus que les lauréats recevraient une « dotation non consomptible ». Ainsi, l’État emprunterait sur le marché x milliards d’euros, pour en doter des laboratoires en capital, qui devraient placer ces x milliards d’euros sur les marchés financiers afin de pouvoir dépenser seulement les dividendes de leurs placements.</p>
<p>Avant 2008, il aurait déjà été inouï de dessiner une telle tuyauterie. Sans le moindre risque, les marchés financiers vont se rémunérer une première fois sur le « grand emprunt national », et une deuxième fois sur le placement de la dotation « non consomptible », alors qu’un financement budgétaire direct économise cette « <em>double taxe à l’envers</em> ». Mais comment qualifier l’invention d’une telle procédure après la crise de notre système financier ?</p>
<p>Les socialistes avaient proposé un « grand emprunt européen » pour faire face à la crise économique de notre continent, pour une véritable relance macro-économique. Celle-ci devait être massive quantitativement et porter sur des infrastructures publiques amortissables sur le long terme, sous maîtrise d’ouvrage communautaire. La dette ainsi contractée devait surtout être détenue par les citoyens européens, et non par les marchés financiers.</p>
<p>Nous aurions ainsi stabilisé l’économie réelle. Nicolas Sarkozy cherche à l’inverse à relancer avec plus de force encore la roulette de l’économie-casino en financiarisant les interventions de droit commun de l’État.</p>
<p>Personne ne doit être dupe : à l’arrivée, après les belles opérations médiatiques de 2011, les marchés financiers seront encore plus gloutons. En revanche, pour les laboratoires de recherche, les territoires et notre économie réelle, la marmite sera bien vide.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title> Réforme des retraites : triomphe de l’injustice !</title>
		<link>http://engagements-socialistes.fr/2010/06/%c2%a0reforme-des-retraites%c2%a0-triomphe-de-l%e2%80%99injustice%c2%a0/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 14:32:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A vif]]></category>

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		<description><![CDATA[Le gouvernement a tranché. La retraite à 60 ans c’est fini. Un nouvel acquis social pour les plus fragiles, les ouvriers et salariés vient de partir en fumée. Cela fait suite à une succession de décisions de régression sociale imposée par Nicolas Sarkozy : franchises médicales, déremboursement des médicaments, baisse de la TVA pour les restaurateurs, bouclier fiscal…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Cambria;"><em>Par Gwenegan BUI<br />
</em><br />
Le gouvernement a tranché. La retraite à 60 ans c’est fini. Un nouvel acquis social pour les plus fragiles, les ouvriers et salariés vient de partir en fumée. Cela fait suite à une succession de décisions de régression sociale imposée par Nicolas Sarkozy: franchises médicales, déremboursement des médicaments, baisse de la TVA pour les restaurateurs, bouclier fiscal…</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="color: #454545;"><span style="font-family: Cambria;">Le maintien de l’âge légal de départ en retraite à 60 ans est pour les socialistes une exigence</span></span><span style="color: #454545;"><span style="font-family: Cambria;"><strong>. </strong></span></span><span style="color: #454545;"><span style="font-family: Cambria;">Relever cet âge constitue une double injustice :</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="color: #454545;"><span style="font-family: Cambria;">- Il ferait fi de l&#8217;inégalité d&#8217;espérance de vie à 60 ans entre ouvriers et cadres (7 ans)</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="color: #454545;"><span style="font-family: Cambria;">- Sans résoudre la question du chômage des seniors, cela ne reviendrait qu&#8217;à transformer des retraités en chômeurs et à baisser le niveau de leur pension.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="color: #454545;"><span style="font-family: Cambria;">- C&#8217;est une garantie pour ceux qui ont atteint leur durée de cotisation ; c&#8217;est une protection pour les salariés usés par le travail et qui souhaitent partir ; et c&#8217;est une liberté de choix pour tous les Français.<br />
</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Cambria;">Si une réforme est nécessaire, la justice sociale doit être son socle. D’autres solutions existent pour préserver notre retraite.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Cambria;">Prélèvements sur le capital en appliquant la CSG sur ces revenus et une augmentation des taxations sur les bonus et les stock-options rapportant 19miliards/ an. Augmentation étalée des cotisations patronales et salariales de 0.1% par an pour un apport de 12 milliards d’euros.</span><span style="color: #454545;"><span style="font-family: Cambria;"> </span></span><span style="color: #454545;"><span style="font-family: Cambria;">Inciter ceux qui le peuvent et le souhaitent à travailler plus longtemps. </span></span><span style="color: #454545;"><span style="font-family: Cambria;">Création d&#8217;une surtaxe de 15% de l&#8217;impôt sur les sociétés acquittée par les banques. </span></span><span style="color: #454545;"><span style="font-family: Cambria;">Nous proposons de renforcer et moduler le mécanisme de surcote dans le temps. A titre d&#8217;exemple, si l&#8217;âge effectif de départ est repoussé d&#8217;un an par ces choix individuels, l&#8217;économie pour les régimes de retraite est de 10 milliards d&#8217;euros.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="color: #454545;"><span style="font-family: Cambria;"><br />
</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"><span style="font-family: Cambria;">Ces sommes permettent alors le maintien du droit à la retraite à 60 ans pour ceux qui le souhaitent mais aussi la possibilité pour ceux qui exercent des métiers pénibles de partir plus tôt. C’est çà la justice sociale. D’autres solutions existent. Faisons les entendre dès le 24 juin !</span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L’inquiétante facilité au renoncement républicain</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 08:54:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Engagements]]></category>

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		<description><![CDATA[Le drame particulier de ce trop bon résultat pour la formation d’extrême droite, réside en 2 faits majeurs et particulièrement inquiétants pour l’avenir : elle n’effraie plus le républicain et enracine l’électorat le plus jeune.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Michaël Bruel</em></p>
<p>Etre responsable politique en région Provence-Alpes-Côte d&#8217;Azur, c’est assurément se poser la question permanente de la présence du Front National et particulièrement de sa résurgence lors du dernier scrutin.</p>
<p>Malgré une campagne fortement axée sur l’esprit républicain qui anime profondément Michel Vauzelle, cela n’a pas permis d’endiguer cette dangereuse résurgence. L’interrogation commence par poser les constats mêmes difficiles car la clef de la réponse demeure dans cette exactitude.</p>
<p>Lors des Régionales de 2004, le FN faisait au premier tour 22,95% des voix et 21,01% au second. Pour celles de 2010, le FN fait au premier tour 20,29% des voix et 22,87% au second. En termes de réservoir idéologique, il pouvait compter sur les apports du MNR en 2004, soit 2,94% et sur ceux de La Ligue du Sud cette année soit 2,69%. Or en 2004, le FN perd presque 2 points entre les 2 tours malgré les voix du MNR alors que cette année il gagne plus de 2 points atteignant son meilleur résultat pour le second tour.</p>
<p>La seule présence de Jean-Marie Le PEN ne peut tout expliquer. En effet, il a fait son meilleur résultat dans le département du Vaucluse avec 26,54% des voix (au 2nd Tour) alors que dans les Alpes Maritimes il fait 23,85% en conduisant la liste.</p>
<p>Son résultat, nous révèle donc bien que la Droite dite républicaine, sous l’influence de son chef de file, a siphonné l’électorat frontiste et qu’elle a déçu ces électeurs donc très probablement renforcé l’extrême droite, mais là encore cela n’explique pas tout.</p>
<p>Le drame particulier de ce trop bon résultat pour la formation d’extrême droite, réside en 2 faits majeurs et particulièrement inquiétants pour l’avenir : elle n’effraie plus le républicain et enracine l’électorat le plus jeune.</p>
<p>Cette formation d’extrême droite ne demeure plus une voie de contestation et de mécontentement du premier tour, elle offre une adhésion qui dépasse ses relents nauséabonds en capitalisant pour le second tour. On peut malheureusement y voir des esprits républicains contrariés qui ne se sont plus effrayés par la honte qui pèse sur ce parti et ainsi prêts à valider des victoires de l’extrême droite. C’est une attitude dangereuse, mais ce qui fait le plus de mal aux militants laïcs et républicains, c’est d’admettre que l’offre politique républicaine du second tour repousse plus que les thèses fascisantes du FN, que pour certains elle ne représente plus une possible sanction de la formation à battre.</p>
<p>Bien sûr, on peut relativiser cet effet à la vue du nombre d’électeurs concernés mais le danger c’est de ne pas relever une tendance même si elle n’est qu’hypothèse, parce que celle-ci est particulièrement grave de conséquences. Outre la xénophobie et le corps idéologique du FN, le rejet du politique &#8211; ou plutôt des hommes politiques &#8211; alimente de plus en plus cet électorat avec de moins en moins de réserves sur les valeurs véhiculées par ce parti. Nombre de solutions peuvent être avancées au travers du renouvellement générationnel, de l’exemplarité des représentants, de la reconstruction des clivages idéologiques gauche-droite, de la reprise d’une militance de dénonciation… mais peut-être qu’il convient aussi d’étudier des mécaniques qui permettraient d’éviter un soutien électoral de longue durée qui deviendrait adhésion aux thèses notamment en s’interrogeant sur la représentativité du vote blanc et sa prise en considération. On pourrait essayer de dissocier le « blanc » du « nul » pour construire un espace de contestation qui devrait être opératif avec des mécanismes de nouvelles convocations des élections, ou de changements des représentants… à voir.</p>
<p>Car les esprits se forment à construire des victoires de l’extrême droite, s’éloignent de la république, méprisent toujours plus la chose politique. Cette tendance est dangereuse, ainsi, si l’on regarde avec attention les échantillonnages des sondages pré-électoraux, les socialistes ne sont que la 4ème force politique dans la jeunesse provençale derrière l’UMP puis le FN et l’ensemble des forces de gauche n’y représente plus qu’un tiers, guère mieux que le FN seul.</p>
<p>Il est de notre responsabilité politique de ne pas laisser la jeunesse &#8211; les 18-35 ans dans l’échantillon des sondages &#8211; porteuse de nos espoirs, déconsidérer les urnes et ne s’y rendre qu’en validant des formations politiques autoritaristes à l’image de notre chef d&#8217;Etat ou du Front National. Comment ne pas s’interroger sur cette jeunesse qui avait 12 ans en 98 et dont nous avons accompagné l’adolescence les menant quasiment vers leurs premiers votes ? Comment ne pas s’interroger sur cette jeunesse des emplois jeunes qui deviennent trentenaire aujourd’hui et qui ne sont plus à nos côtés ? Le malheureux constat, c’est que nous n’avons pas laissé une marque indélébile de notre gouvernance et qu’aujourd’hui nous ne répondons pas à leurs aspirations.</p>
<p>Il convient de construire une confiance réciproque, de montrer que le politique a besoin des compétences de cette jeunesse et à défaut que ses aspirations sont des moteurs pour bâtir l’avenir. Ce positionnement électoral de la jeunesse n’en demeure pas l’expression des difficultés particulières qu’elle éprouve aujourd’hui en termes d’emploi et de logement, tout simplement de l’appropriation de la société. Le poids du coût du logement, la précarité de l’emploi avec sa saisonnalité particulière dans notre région provençale sont autant d’éléments qui l’empêche d’accéder à une réelle autonomie et qui l’entraîne vers un rejet de la société qui ne s’exprime plus vers les formations d’extrême gauche, et semble renier la République non capable d’organiser la justice sociale.</p>
<p>Alors, l&#8217;on peut dire que ces dernières régionales furent une victoire pour la Gauche et surtout pour les citoyens car un rempart à la frénésie libérale du Président demeure. Mais l’on doit surtout s’inquiéter de l’inquiétante facilité au renoncement républicain que les résultats nous démontrent, voire nous redémontrent.</p>
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		<title>Comme un vent de révolte…</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 08:46:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Socialisme et Libertés]]></category>

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		<description><![CDATA[Finalement, la diffusion du « jeu de la mort » posait effectivement question. Elle devrait nous renvoyer tous à cette interrogation que les générations futures nous poseront légitimement : que faisons-nous réellement pour éviter la bérézina annoncée et changer l’ordre des choses ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Benjamin Baudry et Simon Jolles </em></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></strong></p>
<p>Récemment, le documentaire « le jeu de la mort », diffusé par le service public audiovisuel, a déclenché la polémique. 50 ans après l’expérience de Milgram, l’objectif était de (re)démontrer que la capacité de persuasion d’une autorité perçue comme légitime pouvait amener des hommes et des femmes, que rien ne prédestinait à de tels actes (nos amis, nos voisins, les membres de notre famille…), à commettre l’inqualifiable, l’irréparable.</p>
<p>L’expérience de Milgram met en scène trois personnes. Le prétexte est un jeu pendant lequel la personne « cobaye » est encouragée par l’animateur à envoyer des décharges électriques de plus en plus fortes à la troisième personne – en réalité un comédien, les décharges supposées pouvant être létales.</p>
<p>Si l’expérience de Milgram a servi de base à certaines explications de la Shoah, c’est qu’elle permet de comprendre comment des hommes ont pu (en « bonne conscience ») participer à l’administration du génocide, par soumission à l’autorité administrative.</p>
<p>Les questions qui ont été posées, et on animé le débat,  suite à la diffusion du documentaire avaient trait à la violence des actes présentés ou à une trop grande rapidité dans l’interprétation tenue dans le domaine de l’audiovisuel en général, et de la télé-réalité en particulier…</p>
<p>Personne n’a pourtant tenté de revenir au terrain originel de l’expérience : la soumission aveugle de l’être humain à l’autorité administrative.</p>
<p>Si cette soumission ne se pose pas que dans les cas extrêmes de régimes totalitaires engagés dans une logique de mort, qu’en est-il de la politique intérieure menée actuellement en France ?</p>
<p>Nous vivons dans un pays où 10% de la population est, selon les chiffres officiels au chômage. Le nombre de mal logés dépasse les 5 millions. Et pourtant, des hommes et des femmes continuent en toute bonne conscience d’accompagner, voire de réaliser, des plans sociaux aux conséquences terribles, d’expulser des locataires au nom de la logique de rentabilité, de multiplier des gardes-à vues-cruelles et injustifiées…</p>
<p>Les conséquences apparaissent moins dramatiques : il ne s’agit pas d’assassiner directement une population. Cela est vrai, c’est sûr. Mais les conséquences de ces comportements, des comportements des employés de banques – traders et autres – continuant comme si de rien était leurs pratiques d’avant crise, n’en sont elles pas moins inacceptables si ce n’est « meurtrières » ?</p>
<p>Allons plus loin et sortons un peu du cadre national : les conséquences de la destruction de notre planète par l’homme se font désormais ressentir même si la prise de conscience tarde à se produire. Nous assistons passivement chaque jour aux drames de la faim, de la pénurie d’eau et de médicament, de la misère la plus crasse…dans de nombreux pays du Tiers-Monde, sans que la situation n’entraine une quelconque révolte contre un système ultra-libéral et déshumanisé aux conséquences qui ne peuvent être qu’inhumaines.</p>
<p>Certes, nous ne sommes pas tous des acteurs conscients et volontaires d’une mondialisation devenue folle, d’un capitalisme dont la démesure n’appelle trop souvent que de molles protestations. Mais l’absence de prise de conscience des conséquences de notre passivité face à de tels évènements n’appelle-t-elle pas autant de questions qu’une « émission à sensation », finalement bornée à la simple recherche de l’audimat ?</p>
<p>Finalement, la diffusion du « jeu de la mort » posait effectivement question. Elle devrait nous renvoyer tous à cette interrogation que les générations futures nous poseront légitimement : que faisons-nous réellement pour éviter la bérézina annoncée et changer l’ordre des choses ?</p>
<p>Le temps n’est pas si lointain où Raoul Follereau annonçait pouvoir éradiquer la lèpre avec un budget équivalent à la valeur de deux bombardiers B52. La FAO estime qu’avec 30 milliards de dollars, il serait possible de faire disparaître la malnutrition. On lit ainsi en creux les priorités politiques actuelles. Le sauvetage des banques – en contradiction avec toutes les règles de préservation de la concurrence – démontre s’il en était besoin que les Etats ont encore la capacité d’agir. La fausse évidence des réalités actuelles et la résignation face au pragmatisme devenu idéologie ont évité ces débats, alors que jamais le besoin d’intervention publique, à tous les échelons, n’a paru aussi important face à l’incapacité des « marchés » à s’autoréguler. Il nous appartient donc de proposer un autre chemin que celui du « business as usual », un autre modèle, une autre logique enfin humaniste pour que loin de n’être plus qu’une variable d’ajustement, l’homme soit le cœur du développement de nos sociétés et son objectif principal.</p>
<p>Il apparait clair qu’un autre monde ne sera pas construit dans la logique d’experts comptables frileux des politiques actuelles, mais il ne surviendra surement pas sans prise de conscience de ce qui est et pourrait ne pas être. Il serait bon que 50 ans après, l’expérience de Milgram dérange, mais pour de bonne raisons. Et que souffle dans l’air comme un vent de révolte.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
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		<title>La fragile victoire des régionales</title>
		<link>http://engagements-socialistes.fr/2010/03/la-fragile-victoire-des-regionales/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 08:57:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Editos]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans ce rejet de la politique, dans ce désenchantement, la gauche en général, et nous socialistes en particulier, ne sommes pas exempts de tout reproche. A trop négliger la question sociale durant de si nombreuses années, en oubliant à qui nous devons nous adresser, c'est-à-dire à celles et ceux que le système a détruit, aux exclus, à ceux qui n'ont plus la force d’espérer, nous avons nous aussi participé à l’augmentation de l’abstention.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Romain Cujives</em></p>
<p>Essayer d’analyser les résultats électoraux quelques jours après la tenue d’élections, c’est prendre le risque de manquer de recul, de se limiter au visible, à l’évident et donc parfois aux réflexions remplies de pré-notions. Mais ne pas s’y pencher, c’est à coup sûr se laisser dicter les raisons complexes d’un vote par la machine médiatique, celle-là même qui broie les subtilités, celle-là même dont les plumes sont trop souvent asservies à un pouvoir qui les veut tous.</p>
<p>Si face à une abstention si importante, si l’échelon était régional et non national, si le rejet de la politique sont autant de facteurs visant à nécessiter une relativisation des résultats, il serait maladroit, et irrespectueux vis-à-vis des électeurs de ne pas souligner la très nette victoire de la gauche. La responsabilité et la connaissance des scrutins précédents doit nous inviter à la modestie et au travail mais pas à négliger la puissance des facteurs de la victoire tout comme, il est vrai, à anticiper toutes leurs fragilités.</p>
<p>Cette élection s’est déroulée dans un contexte de crise sociale et de désenchantement vis-à-vis de la politique. En 2007, la forte mobilisation des Français semblait pouvoir s’analyser par une conjonction de facteurs, bien évidemment, mais peut-être principalement par le marquage très fort d’un clivage gauche-droite qui semblait renaître des cendres des dernières cohabitations, et de ce que nous pourrions nommer le consensus français issu des valeurs du Conseil National de la Résistance, mais aussi de la réaffirmation, principalement par Nicolas Sarkozy, du pouvoir du politique .</p>
<p>Avec Nicolas Sarkozy, c’en était fini de la résignation, les hommes politiques allaient de nouveau pouvoir changer la vie et cesser les génuflexions devant l’économie mondialisée. Seulement voilà, depuis plus de deux ans le sarkozysme est devenu un autoritarisme, le pouvoir du monarque républicain est assuré mais son pouvoir sur l’économie est maintenant rangé au magasin des accessoires, aux déclarations de bonnes intentions, aux agitations médiatiques. La vie des Français, de toutes celles et tous ceux qui quelques mois après les élections présidentielles, largement majoritaires, ont cru voir dans l’agitation de l’action sont aujourd’hui déçus, non pas seulement par le sarkozysme mais plus globalement, plus gravement, par les politiques et donc bien souvent par la politique.</p>
<p>Les seuls changements aujourd’hui perçus par nos concitoyens, ce sont les franchises médicales, les attaques sans cesse répétées envers notre modèle républicain, la destruction entamée de ce qui fondait hier le socle minimal du vivre ensemble, et l’accroissement des inégalités .</p>
<p>Dans un contexte de crise sociale majeure, de montée du chômage, les Français ont dénoncé par leur abstention leur déception parfois, la colère souvent, leur révolte presque toujours.</p>
<p>Dans ce rejet de la politique, dans ce désenchantement, la gauche en général, et nous socialistes en particulier, ne sommes pas exempts de tout reproche. A trop négliger la question sociale durant de si nombreuses années, en oubliant à qui nous devons nous adresser, c&#8217;est-à-dire à celles et ceux que le système a détruit, aux exclus, à ceux qui n&#8217;ont plus la force d’espérer, nous avons nous aussi participé à l’augmentation de l’abstention.</p>
<p>Le très faible taux de participation dans les quartiers populaires et le score très important du Front National dans certaines régions sont autant de coups de projecteur sur des réalités que nous ne devrons tarder à endiguer. En effet, si les résultats du Front National sont sur l’ensemble du territoire en baisse par rapport au dernière régionales, il semble essentiel de s’inquiéter du score réalisé principalement par Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine car lorsque près d’un électeur sur quatre vote Front National, c’est la République qui tremble, qui chancelle et c’est à nous de nous interroger sur le vote de l’électorat populaire lorsqu’il se tourne vers l’extrême droite.</p>
<p>Une autre raison devant nous pousser à la modestie est qu’une fois de plus c’est une élection locale que nous venons de remporter, comme si la gauche était inapte à diriger la France, comme si dans nos villes, dans nos régions, nous étions dignes de confiance mais comme si l’échelon national n’était pas fait pour nous.</p>
<p>Cette absence de crédibilité nationale est pour le moins paradoxale au regard de celle que nous accordent si souvent et si largement nos concitoyens. Il est indéniable que nous devrons nous servir du bon bilan de nos présidences pour pouvoir conquérir la Présidence. Cela dit, il conviendra de prendre bien soin de ne pas s&#8217;appuyer uniquement nos bilans régionaux car c’est aussi, sur une crédibilité nationale réaffirmée que nous pourrons construire notre projet et mettre en œuvre une dynamique suffisante pour pouvoir gagner en 2012.</p>
<p>A côté de ces bémols, indispensables et salutaires pour ne pas reproduire, comme autant de cercles vicieux, les erreurs du passé, il est des raisons, pour la gauche en générale et pour les socialistes en particulier, de retrouver l’espoir, celui de revenir aux affaires pour stopper la politique destructrice du Président de la République, mais surtout pour inventer le nouveau paradigme de la gauche du 21<sup>ème</sup> siècle.</p>
<p>En premier lieu, la victoire de la gauche est sans appel. Les Français ont, par ce scrutin, fait le choix de placer largement en tête les forces de gauche dans leur diversité, réaffirmant clairement la place centrale des socialistes au sein de la famille de gauche.</p>
<p>De la même façon qu’il serait inexact d’attribuer à la seule dynamique nationale les raisons de ce succès, l’écarter au profit du seul bon bilan des Présidents de régions socialistes relèverait de la malhonnêteté intellectuelle. Le Parti Socialiste des régionales n’est pas le Parti Socialiste des européennes, les ego individuels se font moins entendre, la première secrétaire est une chef de file de moins en moins contestée et la parole des cadres s’inscrit aujourd’hui dans un discours cohérent et répondant aux mêmes objectifs. Il est à noter que discours cohérent ne signifie pas pour nous unanimisme de façade, mais l’inscription dans la construction d’un nouveau cadre collectif, au sens de réflexions idéologiques nouvelles, élaborées collectivement et fruit de l’intelligence mutualisée.</p>
<p>Si les Français ont sans conteste possible placé les socialistes comme le moteur indispensable de la gauche française, ils nous ont également indiqué quels devaient être nos alliés, excluant avec force le MoDem, résolvant simplement et efficacement la questions des alliances. Dans ces élections régionales, il est important de ne pas sous-estimer le message politique, la préférence idéologique exprimée par les Français le 21 mars.</p>
<p>Le message et  l’appel à l’union a résonné dans l’ensemble des régions françaises et la façon simple et respectueuse des équilibres dont se sont déroulées les négociations d’entre-deux-tours ne sont pas étrangères aux victoires du second.</p>
<p>Il y a, non pas à-côté, mais aux cotés des socialistes, deux forces politiques importantes que les Français souhaitent donc voir exister : une force écologiste qui trouve sa principale ressource dans les grandes villes et les aires urbaines et le Front de Gauche dans lequel il semble possible de voir ressurgir une dynamique souhaitable et une alternative à la gauche révolutionnaire qui refuse toujours de prendre part à l’exercice du pouvoir.</p>
<p>Si le Parti Socialiste a retrouvé au travers de ces élections une partie de son électorat perdu, c’est aussi et peut-être surtout car il a cessé de négliger la question sociale. C’est en redevenant ce que nous n’aurions jamais dû cesser d’être que nous retrouvons pas à pas, avec le temps nécessaire à l’accomplissement des grandes choses, de la crédibilité et surtout que nos voix collectivement portées trouvent les échos qui leur manquaient.</p>
<p>Quels que soient les temps politiques, il est essentiel pour les socialistes de replacer la question sociale, celle de l’exclusion, de la grande précarité, au cœur de leurs réflexions. Lorsque les socialistes négligent la question sociale, ils prennent le risque de ne plus être socialistes.</p>
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		<title>Les fonctionnaires sont-ils des travailleurs comme les autres ?</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 14:24:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Socialisme et travail]]></category>

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		<description><![CDATA[Malheureusement, cette image du fonctionnaire privilégié et pourtant prompt à se plaindre, qui ne ferait aucun effort et ne serait motivé que par la sécurité de l’emploi dont il jouit, apparait non seulement largement partagée dans une partie de la population, mais elle n’est pas forcément complètement absente d'une partie de ceux qui occupent pourtant une place toute particulière dans  les relations de la population avec ses « serviteurs », à savoir les élus locaux, dont les élus employeurs : maires, présidents de conseils généraux et régionaux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><em>Par Claire F. Edgé, Maître de conférences en gestion</em></p>
<p><strong>Prévenir les risques professionnels, une obligation pour les employeurs</strong></p>
<p>Le lancement il y a un an de cela du site <a href="http://www.travailler-mieux.gouv.fr/">www.travailler-mieux.gouv.fr</a> constitue en soi une avancée non négligeable en matière de conditions de travail et plus spécifiquement de prévention des souffrances liées au travail.</p>
<p>En effet, alors que depuis plus de 15 ans,  les acteurs mobilisés sur les conditions de travail et les souffrances professionnelles sont nombreux – institutions, syndicats, associations, observatoires, laboratoires…-, les publications se multiplient , la médiatisation de maux dont on ne parlait pas ou peu croît, faisant du stress, par exemple, un véritable marronnier de la presse, un tel outil de centralisation des informations diverses sur la question complexe de la qualité de vie au travail manquait. Car face à cette prolifération d’informations, les travailleurs, employés, ouvriers, cadres, entrepreneurs, se trouvaient souvent démunis, ne sachant pas par où commencer pour comprendre, face à une situation donnée, ce qui leur arrive ou arrive à leurs collègues, leurs subordonnés, ou se demandant comment remplir leur obligation de prévention . La création de cette plateforme était donc bienvenue, même si elle n’est, bien entendu, qu’un moyen, au service d&#8217;une obligation de l&#8217;employeur qui lui préexistait.</p>
<p>En effet, les entreprises ont des obligations en matière d’hygiène et sécurité inscrites dans des lois et des règlements (  Cass. Crim. 10 février 1976,  Directive européenne du 12 juin 1989, loi de modernisation sociale de janvier 2002). Ainsi, l’obligation de respecter les prescriptions d’hygiène et de sécurité pèse directement sur le chef d’entreprise qui est « tenu de veiller personnellement à la stricte et constante exécution des dispositions édictées en vue d’assurer l’hygiène et la sécurité des travailleurs » et « d’assurer la sécurité et la santé des travailleurs dans tous les aspects liés au travail ». Il  doit prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (…) ». Le chef d’entreprise qui ne respecte pas les mesures en vigueur en matière d’hygiène et de sécurité risque des sanctions civiles ou pénales. L’inspection du travail veille, autant que possible, au respect de mesures en vigueur.</p>
<p>Depuis 1991 (loi 91-1414 du 31 décembre 1991, transposition de la directive n°89/391/CEE), l&#8217;employeur est obliger d’évaluer les risques professionnels ; cette obligation a été réactivée en 2001 par le décret du 5 novembre 2001 sur le document unique d&#8217;évaluation (DUE) qui impose à l’entreprise de disposer d’indicateurs lui permettant de faire un diagnostic sur ses conditions de travail. Depuis la loi de modernisation sociale de 2002,  la santé mentale doit être prise en compte dans le DUE en tant qu’élément de la politique de prévention de l’entreprise en plus de la santé physique.</p>
<p>Quoiqu&#8217;obligatoire, le DUE est, lui aussi, un moyen  et non une fin : c’est la démarche, la dynamique de recherche à vocation exhaustive de l’ensemble des risques qui doit permettre d’améliorer la prévention. Il s’agit d’inciter à la mise en œuvre d’actions de prévention primaire, dans un contexte où les acteurs concernés sont trop souvent encore dans la prévention tertiaire<a href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\AUDE_2\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.Outlook\X52NR2Q5\Les%20fonctionnaires%20%20sont-ils%20des%20travailleurs%20comme%20les%20autres%20CEG%20dite%20FG.doc#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p>L’obligation de prendre en compte les risques d’ordre psychosocial<a href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\AUDE_2\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.Outlook\X52NR2Q5\Les%20fonctionnaires%20%20sont-ils%20des%20travailleurs%20comme%20les%20autres%20CEG%20dite%20FG.doc#_ftn2">[2]</a>, c’est-à-dire les risques relatifs non pas à l’exposition à des produits, des outils ou des environnements de travail potentiellement dangereux,  mais à des agressions ou tensions d’origine sociale, relationnelle – clients ou usagers violents &#8211; voire à une organisation du travail ou des méthodes de management susceptibles de détériorer la santé psychique des individus, est devenue une nécessité au regard de la place grandissante prise par les termes de stress, burnout, épuisement professionnel, dépressions, suicides  ou encore par l’accroissement des troubles musculo-squelettiques (TMS) dans le monde du travail. En témoigne les titres de différents ouvrages et documentaires publiés depuis 2006<a href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\AUDE_2\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.Outlook\X52NR2Q5\Les%20fonctionnaires%20%20sont-ils%20des%20travailleurs%20comme%20les%20autres%20CEG%20dite%20FG.doc#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p>A ce sujet, l’accord national interprofessionnel (ANI) sur le stress signé à l&#8217;unanimité en novembre 2008, consécutif à l’accord cadre européen d&#8217;octobre 2004, est venu conclure des années de désaccords entre représentants du patronat et représentants des salariés quant à la reconnaissance du rôle possible de l’organisation dans l&#8217;apparition du stress chez l’individu. Sans écarter les causes individuelles, l’organisation est reconnue comme pouvant être une cause du stress. Et il est reconnu que le stress, bien que n’étant pas une maladie professionnelle, peut entraîner des conséquences graves, en matière de santé physique comme mentale.</p>
<p><strong>Personnels publics et risques professionnels</strong></p>
<p>Mais qu’il s’agisse du DUE ou de l’application de l’ANI, quand on parle de prévention du stress, ou plus largement des risques psychosociaux, partenaires sociaux comme pouvoirs publics ont tendance à sous-entendre que cela concerne prioritairement les salariés du privé, premières victimes de la mondialisation et de la concurrence acharnée entre entreprises sur les marchés internationaux. La course aux profits, les pressions des actionnaires, la chasse aux coûts, les menaces de licenciements ou de délocalisations, qui engendrent pressions, travail dans l’urgence, flexibilités, précarité, incertitudes sont autant de causes spécifiques au secteur privé qui exposent les salariés à ces  « nouveaux » dangers.</p>
<p>Et en effet, d&#8217;après le baromètre 2009 d&#8217;Accord Services sur le bien être et l&#8217;implication au travail, les agents publics estiment majoritairement et  de plus en plus qu&#8217;ils sont impliquent beaucoup. De plus en plus heureux et accomplis , et même majoritairement satisfaits, ils font état, excepté dans la fonction publique hospitalière (FPH), d&#8217;un niveau de stress moins important que dans le secteur privé. Les agents de la fonction publique territoriale (FPT) ont même une meilleure perception de leurs conditions de travail que leurs homologues de la FPH, de la fonction publique d&#8217;Etat (FPE) et du privé.</p>
<p>Pourtant, dans cette même enquête, les attentes des agents publics à l&#8217;égard de leur employeur en matière de conditions de travail, qualité de vie, stress, difficultés pratiques sont plus importantes que celles des salariés du public.  Une étude TNS Sofres réalisée pour Altedia citée par « Les Echos » (30/11/2009 et  02/03/2010) montrait que les fonctionnaires constituent la catégorie de salariés la plus critique à l&#8217;égard de leur employeur : seuls 12 % ont une relation « de qualité ». En effet, les travailleurs du secteur public ne sont pas à l’abri des mêmes risques que leurs homologues du privé, parfois pour les mêmes raisons qui prennent des formes différentes, parfois à cause de facteurs spécifiques.</p>
<p>Les activités d’un fonctionnaire sont par définition non délocalisables ;   à titre d&#8217;exemple, les agents territoriaux sont à 70% titulaires. Pourtant, avant même les projets de réforme en cours, les pressions sur les budgets, et donc sur les moyens d’action, constituent des pressions quotidiennes, pour les cadres mais aussi pour les agents de catégorie B et C.</p>
<p><strong>Les spécificités de GRH dans la FPT</strong></p>
<p>La proximité avec les élus  peut sembler être un facteur d’efficacité, diminuant la distance hiérarchique- du moins dans la grande majorité des communes de tailles petite ou moyenne- mais elle s’ajoute à la proximité avec les administrés et expose un certain nombre d’agents  à un double regard et des exigences décuplées : le cycle électoral impose un rythme à l’action, alimenté par les pressions des électeurs, qui s’exerce directement et par différents côtés sur les agents. Ces facteurs de changements peuvent être sources de motivation, ou causes d&#8217;inquiétudes et de déstabilisation (ambiguïtés, surcharge de rôle, manque de reconnaissance), selon la façon dont ils sont menés.</p>
<p>La gestion des carrières des agents territoriaux présente certaines facilités par rapport, par exemple, à celles des homologues de la Fonction Publique d’Etat (moindre centralisation), mais les opportunités de mobilité fonctionnelle et la transparence dans les décisions ne va pas forcément toujours avec les ambitions affichées en termes de mise en œuvre d’une Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC), et ce malgré la réforme de la formation. D’un autre côté, la sécurité de l’emploi se retourne parfois même contre l’agent, quand l&#8217;employeur souhaiterait le voir partir, ce qui peut amener à des  mises au placard ou des pratiques de harcèlement.</p>
<p>Double hiérarchie administrative et politique, plafonnement, pressions et charge de travail, à ces causes structurelles s’ajoutent une dimension sociale, culturelle et politique qui confère une responsabilité particulière aux élus locaux. L’image véhiculée parmi la population sur les 5,3 millions de fonctionnaires – dont 1,8 millions de territoriaux, suite aux transferts de compétences de 2004- est celle d’une catégorie de travailleurs privilégiés (terme dont le sens est dévoyé), protégés, peu impliqués dans leur activité professionnelle,  à peine considérée comme du travail par certains, image dévalorisante entretenue par des discours de certains responsables politiques et renforcée par l’objectif de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Si, quand on les interroge, les fonctionnaires sont souvent les premiers à reconnaître que « quand [on] en voit certains, [on] comprend pourquoi [on] a cette image », c’est pour souligner qu’ils sont victimes de la visibilité d’une minorité d’entre eux –minorité dont une partie est parfois issue d’un type de recrutement dit  « social »- alors que dans leur majorité, ils travaillent  comme leurs homologues du privé, et ce dans des conditions –tant en termes salariaux qu&#8217;au regard des moyens attribués pour mener à bien leurs missions- qui ne sont pas nécessairement enviables.</p>
<p>Malheureusement, cette image du fonctionnaire privilégié et pourtant prompt à se plaindre, qui ne ferait aucun effort et ne serait motivé que par la sécurité de l’emploi dont il jouit, apparait non seulement largement partagée dans une partie de la population, mais elle n’est pas forcément complètement absente d&#8217;une partie de ceux qui occupent pourtant une place toute particulière dans  les relations de la population avec ses « serviteurs », à savoir les élus locaux, dont les élus employeurs : maires, présidents de conseils généraux et régionaux.</p>
<p><strong>Pouvoirs publics et  prévention des risques</strong></p>
<p>Prendre en compte les difficultés rencontrées par les agents territoriaux dans l’exercice de leur fonction relève de la responsabilité des directeurs généraux des services mais aussi des élus employeurs, et des élus en charge de la gestion du personnel, ressources ou relations humaines, des relations sociales, et même de tous les élus.</p>
<p>Les dysfonctionnements organisationnels, l’absentéisme, les accidents du travail, ont des conséquences  sociales et économiques directes pour les collectivités, des conséquences en termes de qualité du service rendu, de climat social au sein de la collectivité. <strong>Les impacts financiers de l’absentéisme sur les collectivités tels qu&#8217;évalués par l&#8217;enquête de Dexia Sofcap (assureur de collectivités territoriales)</strong><a href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\AUDE_2\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.Outlook\X52NR2Q5\Les%20fonctionnaires%20%20sont-ils%20des%20travailleurs%20comme%20les%20autres%20CEG%20dite%20FG.doc#_ftn4">[4]</a><strong> sur un </strong><em>échantillon de 300 000 agents affiliés à la CNRACL<a href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\AUDE_2\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.Outlook\X52NR2Q5\Les%20fonctionnaires%20%20sont-ils%20des%20travailleurs%20comme%20les%20autres%20CEG%20dite%20FG.doc#_ftn5"><em><strong>[5]</strong></em></a>, au sein de 17 000 collectivités (arrêts de travail déclarés 2003-2007) </em><strong>révèle un accroissement de 75 % en trois ans du coût des maladies professionnelles, expliqué notamment par une meilleure reconnaissance juridique des cas. </strong>La prévention devrait donc être une priorité pour les collectivités. Créé il y a bientôt  6 ans suite à la loi du 17 juillet 2001, le Fonds National de Prévention de la CNRACL, géré par la Caisse des Dépôts, contribue à financer des projets de prévention. Ses responsables  regrettent qu’une très faible proportion des  projets proposés porte sur la prévention des risques psychosociaux<a href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\AUDE_2\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.Outlook\X52NR2Q5\Les%20fonctionnaires%20%20sont-ils%20des%20travailleurs%20comme%20les%20autres%20CEG%20dite%20FG.doc#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p>Les élus, représentants des citoyens et résidents des territoires, interlocuteurs privilégiés de la population, doivent être conscients que leur responsabilité vis-à-vis de leurs électeurs passent par la qualité de vie au travail des agents qui servent dans les collectivités. Leurs relations avec ces agents doivent être privilégiées à plusieurs titres. Travailleurs comme les autres, citoyens, ils sont aussi des électeurs et,  souvent, des relais d’opinion.</p>
<p>Les pouvoirs publics ne se sont pas encore dotés des outils adéquats pour évaluer le climat social (ne serait ce que le nombre de journées de grève), ni pour prévenir et informer par rapport aux risques professionnels dans les collectivités. Le 20 novembre 2009, était signé le premier accord sur la santé et la sécurité au travail dans la Fonction Publique, constitué de 15 actions dont les 2 premières sont la mise en place d&#8217;une fonction d&#8217;observation  dans la fonction publique et la mise en place de Comités Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) dans la FPE et le FPT (rappelons que les CHSCT ont été instaurés par les lois Auroux de 82 et sont obligatoires dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés).</p>
<p>Suite  au plan d&#8217;urgence annoncé  par le ministre du travail lors du Conseil d’Orientation sur les Conditions de Travail du 9 octobre 2009,  destiné à inciter les entreprises de plus de 1000 salariés à prendre des mesures en matière de  prévention du stress au travail, trois listes d&#8217;entreprises ont été publiées sur le site travailler-mieux.gouv.fr, dont deux – orange et rouge- ont été retirées dans les 24h. La démarche défendue par le ministre &#8211; « name and shame »- a donc montré ses limites. Plusieurs observateurs se sont interrogés sur le sens d&#8217;une catégorisation reposant sur le fait d&#8217;avoir ou non répondu à un questionnaire et d&#8217;avoir, par exemple, engagé ou non des négociations sur le sujet, sans prendre en compte les mesures réellement mises en place et ni le contenu  des accords. On peut d&#8217;ailleurs s&#8217;interroger sur l&#8217;évaluation qui pourrait être faite des actions des gestionnaires des ressources humaines dans les trois fonctions publiques, des ministères aux préfectures, des CHU aux maternités, des communautés  urbaines aux petites communes rurales.</p>
<p><strong>Perspectives pour un management public responsable</strong></p>
<p>Car quelle que soit la force des discours et la qualité des outils qui seront mis en place, ils ne seront efficaces que si tous les acteurs sont sensibilisés à l’importance de la qualité de vie au travail des agents.</p>
<p>Manager et management viennent du français ménager (ménagère) et ménagement. Il s&#8217;agit de la responsabilité et l&#8217;activité consistant à prendre soin des biens, ressources, du patrimoine confiés par autrui. Les manageurs publics, et parmi eux, en premier lieu les élus, ont la responsabilité de faire fructifier, tirer le meilleur de deniers publics qui sont sous leur responsabilité, mais aussi de la force de travail et des compétences portées par les agents publics, ces travailleurs au service de l&#8217;intérêt général, de nos biens communs.  Inventer dans nos territoires un management raisonnable, responsable et humain de toutes les ressources, à commencer par celles portées par les femmes et les  hommes qui y travaillent est un enjeu essentiel.</p>
<p>Alors que dans notre pays, le « plus grand plan social » concerne la fonction publique<a href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\AUDE_2\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.Outlook\X52NR2Q5\Les%20fonctionnaires%20%20sont-ils%20des%20travailleurs%20comme%20les%20autres%20CEG%20dite%20FG.doc#_ftn7">[7]</a> et qu&#8217;un décret à venir prévoit de faciliter le licenciement des fonctionnaires, il revient aux responsables politiques de s&#8217;interroger sur ce que pourrait être une bonne gestion des agents au service de l&#8217;intérêt général. Tandis que les concours de la fonction publique font figure d&#8217;exemple en termes de non discrimination à l&#8217;embauche et sont perçus comme porteurs d&#8217;espoir d&#8217;ascension sociale, les réformes actuelles en matière de gestion publique (révision générale des politiques publiques, réformes de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche, de l&#8217;hôpital, de l&#8217;école maternelle&#8230;)  mettent directement à mal les conditions de travail et les carrières des agents.</p>
<p>Un management public responsable de toutes les ressources reste à inventer, c&#8217;est l&#8217;enjeu des prochaines années.</p>
<hr size="1" /><a href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\AUDE_2\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.Outlook\X52NR2Q5\Les%20fonctionnaires%20%20sont-ils%20des%20travailleurs%20comme%20les%20autres%20CEG%20dite%20FG.doc#_ftnref1">[1]</a> On distingue 3 niveaux de prévention, primaire (éviter l’apparition d’un phénomène), secondaire (éviter la progression d’un phénomène), tertiaire (amoindrir les conséquences d’un phénomène). La prévention secondaire s’apparente en fait au traitement et la prévention tertiaire à de la réadaptation.</p>
<p><a href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\AUDE_2\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.Outlook\X52NR2Q5\Les%20fonctionnaires%20%20sont-ils%20des%20travailleurs%20comme%20les%20autres%20CEG%20dite%20FG.doc#_ftnref2">[2]</a> « Ils recouvrent en réalité des risques professionnels d’origine et de nature variées, qui mettent en jeu l’intégrité physique et la santé mentale des salariés et ont, par conséquent, un impact sur le bon fonctionnement des entreprises. On les appelle &laquo;&nbsp;psycho-sociaux&nbsp;&raquo; car ils sont à l’interface de l’individu (le’&nbsp;&raquo;psycho&nbsp;&raquo;) et de sa situation de travail. » source : travailler-mieux.gouv.fr</p>
<p><a href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\AUDE_2\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.Outlook\X52NR2Q5\Les%20fonctionnaires%20%20sont-ils%20des%20travailleurs%20comme%20les%20autres%20CEG%20dite%20FG.doc#_ftnref3">[3]</a> Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés , documentaire 2006, Marc-Antoine Roudil, Sophie Bruneau, Bodega Films</p>
<p>J’ai (très) mal au travail , 2006, Jean-Michel Carré (Les Acacias)</p>
<p>Niezborala, 2007, Travailler sans dérouiller : Le bien-être au travail est-il encore possible ?, éditions Milan</p>
<p>Huez, 2008, Souffrir au travail, éditions Privé</p>
<p>Travailler à en mourir, 2008, Paul Moreira, France 2</p>
<p>Pezé, 2008, Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés, Village Mondial</p>
<p>Dejours, 2009, Suicide et travail : que faire ? PUF</p>
<p>Moreira et Prolongeau, 2009, Travailler à en mourir, Flammarion</p>
<p><a href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\AUDE_2\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.Outlook\X52NR2Q5\Les%20fonctionnaires%20%20sont-ils%20des%20travailleurs%20comme%20les%20autres%20CEG%20dite%20FG.doc#_ftnref4">[4]</a> Communiqué de Presse de Dexia Sofcap, 22/07/2009</p>
<p><a href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\AUDE_2\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.Outlook\X52NR2Q5\Les%20fonctionnaires%20%20sont-ils%20des%20travailleurs%20comme%20les%20autres%20CEG%20dite%20FG.doc#_ftnref5">[5]</a> Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales</p>
<p><a href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\AUDE_2\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.Outlook\X52NR2Q5\Les%20fonctionnaires%20%20sont-ils%20des%20travailleurs%20comme%20les%20autres%20CEG%20dite%20FG.doc#_ftnref6">[6]</a> cf la Gazette des Communes du 23 novembre 2009, et intervention du représentant du  FNP au congrès du Réseau des Préventeurs et Ergonomes des Collectivités Territoriales le 7 octobre 2009</p>
<p><a href="file:///C:\Documents%20and%20Settings\AUDE_2\Local%20Settings\Temporary%20Internet%20Files\Content.Outlook\X52NR2Q5\Les%20fonctionnaires%20%20sont-ils%20des%20travailleurs%20comme%20les%20autres%20CEG%20dite%20FG.doc#_ftnref7">[7]</a> http://www.mediapart.fr/journal/france/250210/dans-la-fonction-publique-le-plus-grand-plan-social-de-france</p>
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		<title>Mon petit territoire, mon bon SDF, mon petit calepin</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 10:02:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A vif]]></category>

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		<description><![CDATA[On y est,
Le plan grand froid est lancé et les journalistes par la même occasion sur les traces de premier SDF couché sous un marronnier. Les années se suivent et se ressemblent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Florian Borg</em></p>
<p>On y est,</p>
<p>Le plan grand froid est lancé et les journalistes par la même occasion sur les traces de premier SDF couché sous un marronnier.</p>
<p>Les années se suivent et se ressemblent.</p>
<p>Le Secrétaire d’Etat chargé du logement et de l’urbanisme, Benoist Apparu nous produit quand même sa petite nouveauté.</p>
<p>Dans un communiqué en date du 3 décembre dernier, le secrétariat d’Etat au logement annonçait qu’il avait demandé au Préfet de Paris d’organiser l’intervention « <em>des équipes mobiles qui vont à la rencontre des personnes qui sont à la rue</em> » (les maraudes auprès des SDF).</p>
<p>Apparu répond ainsi à une vielle idée selon laquelle beaucoup d’associations interviennent auprès des SDF à Paris sans que cela ne se traduise par une couverture totale du territoire parisien. En clair, la multitude d’intervenants n’empêche pas aux SDF de mourir de froid.</p>
<p>Afin d’améliorer l’efficacité de la couverture du territoire, 4 secteurs ont été déterminés, chacun attribué à une association qui, sous réserve de respecter un cahier des charges, bénéficie du financement d’un  poste de salarié référent.</p>
<p>Et pourtant, derrière une apparence de rationalité et de générosité, cette mesure a toutes les caractéristiques de la fausse bonne idée.</p>
<p>En effet, Apparu semble vouloir faire de la maraude une forme de service public du SDF (« <em>optimiser le service rendu aux personnes en situation de précarité et d’errance </em>»). On verrait ainsi instituer sous forme de service rendu aux SDF le fait d’aller à leur rencontre, leur servir un café et écouter leur souffrance,… Quelle avancée !</p>
<p>En réalité, cette coordination des maraudes ne répond en rien aux problèmes chroniques des personnes à la rue et en particulier celui des places d’hébergement et de logement.</p>
<p>Tant que la chaîne <em>hébergement d’urgence/hébergement de transition/logement</em> ne sera pas débloquée, l’ensemble des mesures prises apparaîtront tel un cautère sur une jambe de bois.</p>
<p>Les premiers bilans de la loi DALO commencent d’ailleurs à démontrer que le choix du terrain contentieux pour défendre le droit au logement ne suffit pas à répondre à la pénurie de logement.</p>
<p>Cette volonté de coordonner l’action associative par la nomination de référents pose surtout le problème du rôle et du financement des associations.</p>
<p>En effet, le référent associatif par secteur, outre la connaissance « <em>des plannings des interventions des bénévoles sur son territoire (</em>de<em>) </em><em>toutes les maraudes qui interviennent sur son secteur, professionnelles ou bénévoles, les zones et les plannings d’interventions, la composition des équipes</em> », aura également pour mission de « <em>connaitre les personnes installées à la rue et identifiera les problématiques spécifiques (animaux, ..)</em> », le tout piloté par le Préfet.</p>
<p>On comprend qu’une association chargée de la gestion d’un hébergement d’urgence en contrepartie d’un financement de la part des services sociaux de l’Etat ou du département rende des comptes sur sa gestion. Il s’agit là de rapports classiques entre le milieu associatif et les pouvoirs publics en matière d’action sanitaire et sociale.</p>
<p>En revanche, ce maillage territorial en relation avec la Préfecture laisse en suspend des interrogations bien plus profondes.</p>
<p>Il fait de l’association un véritable prestataire de service de l’administration (à l’image de ce qui est déjà à l’œuvre dans les centres de rétention administrative).</p>
<p>En outre, et sans procès d’intention a priori, on peut s’interroger sur la liberté d’intervention et l’indépendance des associations dès lors qu’elles seront confrontées à l’errance de sans papiers qui n’en restent pas moins SDF. Devront-elles leur offrir un café ?</p>
<p>Certes, le Préfet de Paris n’est pas le Préfet de police de Paris et il ne faut pas voir le mal partout.</p>
<p>Mais dans un contexte de débat identitaire nauséabond et de Chartérisation sans scrupule, ce genre d’initiative laisse dubitatif.</p>
<p>Crainte illégitime et mal fondée ? Sans doute est elle proportionnelle au nombre d’afghans en errance dans les rues de Paris…</p>
<p><a href="http://engagements-socialistes.fr/wp-content/uploads/2009/12/CPmaraudesparis.pdf">Communiqué du secrétariat d Etat</a></p>
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